#NEWS 3 : PLM 650, PREMIERE COURSE

April 12, 2018

Le week-end dernier c'était la PLASTIMO LORIENT MINI 6.50. Première course de la saison et surtout première course en Classe Mini. Récit !

 

 

 

[La préparation]

Participer à une course c'est une longue préparation, mais les quelques jours précédents le départ sont réservés presque exclusivement aux divers contrôles de sécurité et à la mise en configuration "course" du BEL 891

Le jeu est simple, il faut être le plus léger possible. On vide tout et on ne garde que le strict nécessaire. Il parait que certains scient même le manche de leur brosse à dents pour gagner quelques grammes... Avec Jérôme (cette course se cours en double), on décide néanmoins d'embarquer, en plus de nos plats appertisés, 2 bières et 1 saucisson. Tant pis pour le poids, il faut se faire plaisir.

La dernière soirée est réservée à l'analyse météo et à la mise en place de notre stratégie. Bon, en vérité, de stratégie, on n'en a pas du tout parlé, car les fichiers météo nous annonçaient principalement du vent très faible. Donc, très simple et comme dirait un ami; "Tout droit...!" (A l'analyse des résultats, il s'avère que c'est nous qui avons fait le moins de route).

 

[Le départ]

Grosse charge émotionnelle avant de quitter le port. Être au départ de ma première course en Mini 6.50, c’est déjà un gros aboutissement.

Vendredi 10h30: Un zodiac nous remorque jusqu'à l’extérieur du port et nous rejoignons rapidement la ligne de départ qui se situe entre Lorient et l’île de Groix. Nous sommes sur place une heure avant le signal d'envoi. Cela nous laisse le temps d’analyser la situation, l’axe du vent, de surveiller les concurrents et finalement de choisir notre placement sur la ligne de départ.  

Vendredi 12h00: ENVOI ! Nous sommes très bien placés sur la ligne, mais premier petit souci, le spi reste quelques longues secondes en cocote (en boule) et les bateaux qui étaient derrière reviennent à notre hauteur. Nous nous retrouvons entouré d’une dizaine de bateaux qui nous prennent notre vent, nous ralentissons, ils nous dépassent. Zut, ça aurait pu être mieux.

 

[La course]

Avec cette météo particulière, la course a été une succession de périodes de transition, ponctuées par des surfs à 13kts et de longues heures à l’arrêt. Quelques moments fort…

 

Samedi 04h00: Nous sommes à la marque la plus au nord du parcours (Spineg). Notre drisse de spi est partie 3 mètres au-dessus du pont. J’envoie Jérôme grimper dans le mat pour la récupérer. Opération réussie, on va pouvoir envoyer le spi.

Samedi 04h30: On descend pleine balle sous spi, vers Belle-Ile. Surf à 13kts (24km/h) !

Samedi 16h00: Toujours en direction de Belle-Ile, nous sommes coincés de très longues heures dans une zone sans vent. Notre vitesse varie entre 0,3kts et 1kts (1,8km/h). Nos nerfs sont mis à rudes épreuves, c’est fatiguant mentalement, nerveusement. Nous n'avons pas encore réussi à dormir depuis le départ et on commence à être cramés. Il nous reste 60NM de course (110km).

Samedi 20h30: On aperçoit Belle-Ile. Superbe couché de soleil, saucisson et bière. On apprécie !

Samedi 21h00: Ca repart un petit peu, je laisse Jérôme seul sur le pont, je vais dormir.

Samedi 23h00: J’ai réussi à dormir 1h, je me réveille transit de froid. Je mets quelques minutes pour me réchauffer et je vais prendre la relève de Jérôme qui est lui aussi bien fatigué. Il me fait le point sur la situation, sur notre route et va se coucher. Nous sommes dans l’Ouest de Belle-Ile. On voit le phare de Goulphar qui éclate deux fois toute les 10 secondes dans la nuit sombre.

Samedi 23h15: Je ne suis pas serein, il y a quelque chose qui ne va pas. Je ne comprends pas notre route. J’enlève mon bonnet et je suis surpris d’entendre très distinctement la houle qui se fracasse contre les rochers. Je réveille Jérôme en urgence pour qu’il vienne prendre la barre le temps que je fasse le point sur la carte. On fait demi-tour, il était temps…

 

Dimanche 03h45: Nous sommes au sud de Belle-Ile. nous faisons un bord incroyable sous gennaker. On remonte d'une dizaine de places, les autres concurrents ne comprennent pas. Certains nous appellent à la VHF pour connaître notre secret.

Dimanche 09h00: Ca y est, nous remontons vers Lorient, en direction de l'arrivée. Cela fait quelques heures que l'on a une bonne vitesse sur l’eau et que l'on dépasse concurrent par concurrent.

Dimanche 10h30: Nous sommes en tête d’une petite grappe de bateaux, mais on se loupe dans le timing de nos derniers virements de bord. 4 bateaux repassent devant nous.

Dimanche 10h44: YES, nous franchissons la ligne. On ne connaît pas notre position, et malgré nos erreurs, nous espérons ne pas être dans le dernier peloton.

Dimanche 11h30:  Nous arrivons au ponton. Claire qui a suivi la course à terre nous attend sur le quai, super moment !  Elle nous informe de notre place, 23 ème. Bonheur !

 

[Conclusion] 

Je suis revenu vraiment cramé ! Je ne savais pas trop à quoi m’attendre avant cette première course. Maintenant, je sais ce que c’est de faire du Mini 6.50. Ces bateaux sont incroyables d’engagement, mais quel plaisir. Je peux maintenant mesurer le travail qu’il me reste à faire. Dans le futur, je devrais être capable de dormir dès le premier jour. A cause du manque de sommeil, nous avons parfois perdu un peu de vigilance et commis des erreurs.
Prochaine course dans 8 jours, la Pornichet Sélect 6.50. Une autre paire de manche, car c'est une course qui à la réputation d'être très technique. De plus, ce sera la première en solitaire… Let's GO !

 

Thibault

 

 

Share on Facebook
Share on Twitter
Please reload

Actualité Récente

December 12, 2017

Please reload

Archives
Please reload

Rechercher par Tags
Please reload

Suivez-moi !
  • Facebook Thibault Raymakers Skipper
  • Instagram Thibault Raymakers Skipper
  • Vimeo Thibault Raymakers Skipper
  • Twitter Thibault Raymakers Skipper